2 février 2010 - Benoit Pouliot est la révélation de cette deuxième partie de
saison à Montréal. Qui aurait pensé que celui que nous avons obtenu en retour de Guillaume Latendresse serait à ce point utile à notre formation? Et pourtant celui-ci accumule les buts importants
depuis son retour au jeu.
Il est un choix de première ronde en 2005, 4ème au total, repêché par le Wild du Minnesota. Celui-ci avait donc devancé les Carey Price, Anze Kopitar, Devin Setoguchi, etc. Pourtant, il tardait à trouver sa place dans la formation basée à Saint-Paul. Lors d’un habile échange (pour les deux clubs) entre le Wild et le Canadiens, il a pris la direction de Montréal. A peine deux mois plus tard, le Franco-ontarien semble avoir trouvé ses marques et devient un joueur indispensable dans l’alignement de nos Glorieux. Mais pourquoi ce succès immédiat après les quelques années de galère dans le Midwest américain?
Tout d’abord, cet échange a probablement été un électrochoc. Un sentiment de
dernière chance pour Pouliot. Si ca ne marchait pas pour lui cette saison, c’était la ligue américaine ou l’Europe qui l’attendait. Et puis, à Montréal, le coach lui a donné sa chance, il joue
régulièrement avec les meilleurs, cette confiance qu’on lui fait semble l’avoir transformé. Bizarrement Scott Gomez retrouve des couleurs et surtout la feuille de pointage depuis que Martin l’a
jumelé avec Pouliot. Coïncidence? Hum… Pas sûr! Ensuite, un des reproches fait au joueur, natif d’Alfred et Plantagenet, était son éthique de travail, ceci semble réglé depuis son arrivé à
Montréal. Mais forcément, comment avoir envie de travailler quand tu as entendu partout que tu allais devenir une vedette dans la ligne nationale et que tu as toujours observé les meilleurs
joueurs et les attaques massives depuis le banc. Mais surtout, Pouliot cadre parfaitement avec la philosophie actuelle du Canadiens de Montréal.
Depuis des années et malgré la valse des entraineurs à la barre de la
Sainte Flanelle, la philosophie est toujours la même. Conscience défensive et puissance offensive. Et force est de constater que Pouliot cadre parfaitement.
Il sait comment utiliser sa vitesse dans les deux sens de la patinoire, il se repli toujours pour aider ses défenseurs et il est le premier devant le filet quand ca repart dans l’autre sens. Il a un rare sens du placement devant le filet, et cela faisait des années que le Canadiens n’avait pas ce type de joueur dans le line-up. Enfin, il a des mains extraordinaires qui lui permettent de déjouer ses adversaires et de dévier les rondelles qui passent à proximité.
Pouliot devra être la priorité des joueurs à signer avant la fin de la saison. Il faut lui proposé un contrat de trois ou quatre ans aux alentours de 3 millions. Avec un contrat plus court on prendrait le risque d’avoir à le signer 6 millions l’an prochain ou de le voir faire la joie d’une autre formation à la recherche d’un joueur de son calibre. Toutefois, il faudra faire attention, c’est le type de joueur qui a besoin d’un très bon passeur et c’est pour cela que Gomez se fait plaisir actuellement, ce type de joueur est très dépendant de la composition de sa ligne, il ne peut être l’élément principal. Mais entre vous et moi, il est plus difficile de trouver un fin marqueur qu’un fin passeur, alors gardons-le!
1er février 2010 - Quelle journée hier!
Ces transactions ont surpris beaucoup de monde mais montrent que les équipes en ballottage
pour jouer les séries de fin d’année commencent à sentir l’urgence. Et, à la vue du nombre d’équipe en ballotage cette année, il risque d’y avoir grand nombre de transactions ces prochains jours
puis juste après les Olympiques. 
